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COMMENT CHOISIR SES CHAUSSURES DE SKI ?

Modèles, marques, gammes : il existe une multitude de chaussures de ski, arborant des termes marketing, des données techniques et des normes différentes. Pas de panique ! Conseils et explications ; Ekosport vous confie toutes ses astuces pour bien choisir ses chaussures de ski alpin.

Pour bien choisir vos chaussures de ski, commencez par la longueur et la forme de vos pieds. Choisissez ensuite une rigidité adaptée à votre niveau et à votre gabarit, puis vérifiez le maintien à l’essayage et la compatibilité avec vos fixations. Le bon modèle enveloppe le pied sans douleur, maintient le talon et permet de fléchir vers l’avant. Une chaussure trop grande n’est donc pas une bonne solution pour gagner en confort.

Pointure, largeur, serrage à crochets ou à molette : voici comment comparer les chaussures de ski et reconnaître celles qui vous conviennent.


Comment connaître sa pointure de chaussures de ski ?

Les pointures des chaussures de ski sont exprimées en Mondopoint, à partir de la longueur du pied en centimètres. Un pied mesurant 26,5 cm donne ainsi un premier repère autour d’une pointure 26,5 Mondopoint.

Pour mesurer vos pieds :

    1. Posez une feuille de papier au sol, contre un mur.
    2. Placez-vous debout, le talon contre le mur, puis marquez l’extrémité de l’orteil le plus long.
    3. Mesurez la distance obtenue en centimètres.
    4. Recommencez avec l’autre pied et retenez les deux mesures pour l’essayage.

Ne vous fiez pas uniquement à votre pointure de ville : la longueur du pied permet de déterminer une première taille, mais la forme du pied et le volume chaussant sont également essentiels pour trouver une chaussure adaptée.

À noter

Le « ,5 » d’une pointure ne désigne pas la largeur de la chaussure. Deux pointures, comme 26 et 26,5, peuvent partager la même coque selon les modèles. La largeur et le volume chaussant sont des caractéristiques à examiner séparément.


Quel volume chaussant choisir ?

La bonne pointure ne suffit pas : la chaussure doit aussi correspondre à la forme de votre pied. Le volume chaussant tient compte de l’espace disponible dans la chaussure notamment au niveau de l’avant-pied, au-dessus du cou-de-pied et autour du talon. Deux modèles de même pointure peuvent donc offrir des ajustements différents.

La largeur de l’avant-pied, souvent appelée « last », est exprimée en millimètres et constitue un premier repère. Les indications LV, MV et HV permettent également de distinguer les grandes familles de volumes. Ces appellations et les largeurs associées varient selon les modèles : le tableau suivant donne des repères, pas des catégories strictement normalisées.

Indication Volume chaussant Repères de largeur courants Morphologie à considérée
LV - Low Volume Réduit Souvent autour de 96 à 98 mm Pied fin, nécessitant un chaussant peu volumineux
MV - Medium Volume Intermédiaire Autour de 100 mm Pied de largeur intermédiaire
HV - High Volume Généreux Environ autour de 102 à 104 mm et + Pied large ou nécessitant plus d’espace

La largeur annoncée est généralement mesurée sur une pointure de référence autour de 26/26,5 Mondopoint. Elle évolue ensuite avec la pointure : un "100mm" ne signifie donc pas que toutes les tailles de cette chaussure mesurent exactement 100mm.

Bon à savoir : plus large ne signifie pas plus confortable

Une chaussure trop volumineuse peut laisser le pied bouger et manquer de maintien. À l’inverse, un chaussant étroit peut parfaitement convenir à un pied fin. Le bon volume dépend avant tout de votre morphologie de votre et non être choisi uniquement selon votre niveau. Mais il dépend surtout de votre ressenti personnel.


Quel flex choisir selon son niveau et son gabarit ?

Le flex de la chaussure indique la résistance de la chaussure de ski à la flexion vers l’avant. Plus l'indice est élevée, plus la coque sera raide et réactive et donc la chaussure de ski est plus rigide. Il ne s’agit toutefois pas d’une note de qualité : une chaussure très rigide n’est pas nécessairement mieux adaptée à votre façon de skier. Les critères à prendre en compte pour déterminer le flex sont :

      • Niveau technique de ski et physique
      • Type de pratique
      • Votre poids

Voici des repères pour orienter votre choix chez l'adulte.

Niveau Flex indicatif femme Flex indicatif homme
Débutant/occasionnel 60 à 80 70 à 90
Intermédiaire 80 à 100 90 à 110
Confirmé 100 à 110 110 à 120
Expert/Compétition 1120 à 120+ 120 à 130+
Bon à savoir : plus large ne signifie pas plus confortable

Ces valeurs sont des repères, elles ne sont ni des limites ni des correspondances universelles. À niveau égal, un skieur plus lourd ou plus puissant pourra généralement s’orienter vers un flex plus élevé. L’indice de flex n’étant pas strictement normalisé, la rigidité ressentie peut aussi varier d’une chaussure à l’autre.


Semelles Alpine ou GripWalk : quelle différence ?

Les chaussures de ski utilisent principalement deux types de semelles :

  • Alpine : semelle traditionnelle, compatible avec les fixations alpines prévues pour ce standard.
  • GripWalk : semelle plus profilée et plus adhérente pour faciliter la marche. Elle nécessite une fixation compatible GripWalk.
Important

Une chaussure peut s’enclencher dans une fixation sans être compatible avec celle-ci. Vérifiez toujours la compatibilité entre les semelles de vos chaussures et vos fixations avant utilisation.


Quel système de serrage choisir ?

Le système de serrage permet d’ajuster le maintien de la chaussure autour du pied et du bas de la jambe. Selon les modèles, vous trouverez principalement des crochets, un système BOA ou un double BOA.

Les crochets

Les crochets se fixent sur des crémaillères et permettent de régler séparément plusieurs zones de la chaussure. Certains disposent aussi d’un réglage micrométrique pour affiner le serrage.
C’est un système classique, simple à utiliser et qui permet de modifier facilement la tension d’une zone à l’autre.

Le BOA

Le BOA utilise une molette reliée à un câble qui répartit progressivement le serrage autour de la zone concernée.
Sur de nombreuses chaussures, il remplace les crochets situés sur le bas de la coque, tandis que le collier conserve un système de fermeture différent.

À noter

Le câble n’est pas un troisième système de serrage indépendant : il fait partie du fonctionnement du BOA.

Le double BOA

Le double BOA utilise deux molettes afin de régler séparément deux zones de la chaussure, généralement :

  • le serrage autour du pied ;
  • le serrage autour du collier et du bas de la jambe.

Il offre ainsi davantage de possibilités d’ajustement entre les différentes zones.

Et le strap ?

Le strap est la sangle située tout en haut de la chaussure. Il complète le maintien du collier autour du tibia, mais ne remplace pas le système de serrage principal.

Bon à savoir

crochets, BOA ou double BOA ne déterminent pas à eux seuls la qualité ou le niveau d’une chaussure. Le plus important reste d’obtenir un maintien homogène, sans point de compression, avec une pointure et un volume chaussant adaptés.


Les composantes d’une chaussure de ski alpin

Une chaussure de ski est composée de plusieurs éléments qui participent au maintien, au confort et à la transmission des appuis. Voici les principales parties à connaître :

  • La coque : la structure extérieure rigide de la chaussure ;
  • Le chausson : la partie intérieure qui enveloppe le pied ;
  • Le collier : la partie supérieure qui entoure le bas de la jambe ;
  • Les crochets et crémaillères : ils permettent d’ajuster le serrage ;
  • Le strap : la sangle située en haut du collier ;
  • La semelle extérieure : elle assure la liaison avec la fixation.
anatomie chaussure ski

Comment essayer ses chaussures de ski ?

Comme pour toutes disciplines, le choix d’une chaussure de ski alpin doit se faire en l’essayant en condition : un micro-jogging le long du rayon pour des chaussures de course, quelques pas de chorégraphie pour des chaussures de dance, etc. Cela vaut également pour ses chaussures de ski.

Pour une chaussure de ski confortable, il faut que :

  1. Utiliser les bonnes chaussettes : bien ajustées et sans plis
  2. Bien positionner le pied : ouvrez largement la chaussure, placez correctement la languette puis enfoncez le talon au fond du chausson.Fermez ensuite progressivement les crochets ou le système BOA, sans serrer au maximum dès le départ.
  3. Tester la chaussure en position de ski : debout, jambes tendues, les orteils peuvent légèrement effleurer l’avant du chausson. En fléchissant les genoux et les chevilles vers l’avant, le talon doit rester bien maintenu et les orteils doivent retrouver davantage d’espace.
  4. Vérifier le maintien du talon : lorsque vous fléchissez, le talon doit rester correctement calé. S’il se soulève fortement ou si le pied bouge dans la chaussure, le modèle peut être trop volumineux ou mal adapté à votre morphologie.
  5. Garder les chaussures quelques minutes : ne jugez pas une chaussure après quelques secondes. Gardez-la aux pieds et effectuez plusieurs flexions afin d’identifier d’éventuels points de pression.

Chaussures à entrée arrière ?

Les chaussures à entrée arrière s’ouvrent largement au niveau du collier afin de faciliter le chaussage et le déchaussage.
Elles peuvent être intéressantes pour les skieurs qui recherchent avant tout une entrée du pied plus facile. Les mêmes critères restent cependant à vérifier : pointure, volume chaussant, maintien du talon, flex et compatibilité avec les fixations.

Bon à savoir

Une chaussure de ski doit être ajustée, mais elle ne doit pas provoquer de douleur. Une gêne importante dès l’essayage mérite d’être vérifiée plutôt que compensée en choisissant automatiquement une pointure supérieure.

  • Vous skiez principalement sur piste ? Orientez-vous vers des chaussures de ski alpin adaptées à votre niveau. Pour débuter, privilégiez un modèle facile à fléchir, qui accompagne vos mouvements sans vous bloquer. Avec une pratique plus sportive, un soutien plus ferme peut apporter davantage de précision dans la transmission des appuis.
  • Vous alternez piste et hors-piste en utilisant les remontées mécaniques ? Une chaussure alpine adaptée à votre morphologie et à votre niveau peut convenir. Un mécanisme de marche devient surtout intéressant lorsque vous devez marcher pour rejoindre certains itinéraires. Il n’est pas indispensable pour simplement quitter les pistes.
  • Vous montez avec des peaux de phoque ? Les chaussures de ski de randonnée répondent à d’autres besoins : mobilité à la montée, poids contenu et maintien à la descente. Leur choix dépend aussi du système de fixation utilisé. Un simple mode marche sur une chaussure alpine ne suffit pas à garantir son adaptation à la randonnée.

Les différents types de chaussons

Le chausson joue un rôle essentiel dans le confort, le maintien et l’isolation de la chaussure de ski. Sa composition influence aussi son évolution dans le temps, notamment lorsque les mousses se tassent progressivement à l’usage.

On distingue principalement :

  • Le chausson en mousse classique : il s’adapte progressivement au pied au fil des sorties. Avec le temps, les mousses peuvent se tasser et offrir davantage de volume à l’intérieur de la chaussure.
  • Le chausson thermoformable : ses mousses réagissent à la chaleur et peuvent mieux épouser la forme du pied. Selon les modèles, cette adaptation peut se faire progressivement à l’usage ou grâce à un thermoformage réalisé avec un équipement adapté.
  • Le chausson à mousse injectée : plus spécifique, il permet d’obtenir un ajustement très personnalisé grâce à une mousse qui vient épouser la morphologie du pied.
À noter

Certains chaussons combinent plusieurs types de mousses et différents niveaux de thermoformage. Les possibilités d’adaptation dépendent donc du modèle.

Qu'est ce que le Bootfitting ?

Le bootfitting est un ensemble de réglages conçus pour adapter une chaussure de ski à son propriétaire. Cela inclut la fabrication d’une semelle sur-mesure, la déformation de la coque et le modelage du chausson.


Quelle chaussure de ski choisir selon sa pratique ?

  • Vous skiez principalement sur piste ? Choisissez une chaussure de ski alpin adaptée à votre niveau, à votre morphologie et à votre gabarit. Pour débuter, privilégiez un flex accessible ; pour une pratique plus sportive, davantage de rigidité peut apporter plus de soutien et de précision.
  • Vous alternez piste et hors-piste ? Une chaussure alpine adaptée à votre pied peut convenir si vous utilisez principalement les remontées mécaniques. Un mode marche devient surtout intéressant lorsque votre pratique implique des déplacements à pied.
  • Vous montez avec des peaux de phoque ? Orientez-vous vers des chaussures de ski de randonnée, conçues pour offrir davantage de mobilité à la montée tout en assurant le maintien nécessaire à la descente. Vérifiez également leur compatibilité avec vos fixations.
  • COMMENT NE PAS AVOIR FROID DANS SES CHAUSSURES DE SKI ?

    Avoir froid aux pieds est la hantise de tout skieur. Pour éviter les pieds gelés, il ne faut pas trop serrer les chaussures (au risque de couper la circulation sanguine), s'équiper de chaussettes spéciales ski et bien laisser sécher le chausson chaque soir. Sinon, reste l’option des chaussettes et semelles chauffantes : plus chères mais redoutablement efficaces.


À RETENIR

Pour bien choisir vos chaussures de ski, retenez surtout ces trois points :

  1. Commencez par le pied : choisissez la bonne pointure Mondopoint et un volume chaussant adapté à votre morphologie.
  2. Adaptez le flex à votre niveau, votre gabarit et votre pratique : plus rigide ne veut pas forcément dire mieux adapté.
  3. Validez toujours à l’essayage et vérifiez la compatibilité avec les fixations : maintien du talon, absence de douleur et semelles compatibles sont essentiels.