
Modèles, marques, gammes : il existe une multitude de chaussures de ski, arborant des termes marketing, des données techniques et des normes différentes. Pas de panique ! Conseils et explications ; Ekosport vous confie toutes ses astuces pour bien choisir ses chaussures de ski alpin.
Pour bien choisir vos chaussures de ski, commencez par la longueur et la forme de vos pieds. Choisissez ensuite une rigidité adaptée à votre niveau et à votre gabarit, puis vérifiez le maintien à l’essayage et la compatibilité avec vos fixations. Le bon modèle enveloppe le pied sans douleur, maintient le talon et permet de fléchir vers l’avant. Une chaussure trop grande n’est donc pas une bonne solution pour gagner en confort.
Pointure, largeur, serrage à crochets ou à molette : voici comment comparer les chaussures de ski et reconnaître celles qui vous conviennent.
Les pointures des chaussures de ski sont exprimées en Mondopoint, à partir de la longueur du pied en centimètres. Un pied mesurant 26,5 cm donne ainsi un premier repère autour d’une pointure 26,5 Mondopoint.
Pour mesurer vos pieds :
Ne vous fiez pas uniquement à votre pointure de ville : la longueur du pied permet de déterminer une première taille, mais la forme du pied et le volume chaussant sont également essentiels pour trouver une chaussure adaptée.
Le « ,5 » d’une pointure ne désigne pas la largeur de la chaussure. Deux pointures, comme 26 et 26,5, peuvent partager la même coque selon les modèles. La largeur et le volume chaussant sont des caractéristiques à examiner séparément.
La bonne pointure ne suffit pas : la chaussure doit aussi correspondre à la forme de votre pied. Le volume chaussant tient compte de l’espace disponible dans la chaussure notamment au niveau de l’avant-pied, au-dessus du cou-de-pied et autour du talon. Deux modèles de même pointure peuvent donc offrir des ajustements différents.
La largeur de l’avant-pied, souvent appelée « last », est exprimée en millimètres et constitue un premier repère. Les indications LV, MV et HV permettent également de distinguer les grandes familles de volumes. Ces appellations et les largeurs associées varient selon les modèles : le tableau suivant donne des repères, pas des catégories strictement normalisées.
| Indication | Volume chaussant | Repères de largeur courants | Morphologie à considérée |
|---|---|---|---|
| LV - Low Volume | Réduit | Souvent autour de 96 à 98 mm | Pied fin, nécessitant un chaussant peu volumineux |
| MV - Medium Volume | Intermédiaire | Autour de 100 mm | Pied de largeur intermédiaire |
| HV - High Volume | Généreux | Environ autour de 102 à 104 mm et + | Pied large ou nécessitant plus d’espace |
La largeur annoncée est généralement mesurée sur une pointure de référence autour de 26/26,5 Mondopoint. Elle évolue ensuite avec la pointure : un "100mm" ne signifie donc pas que toutes les tailles de cette chaussure mesurent exactement 100mm.
Une chaussure trop volumineuse peut laisser le pied bouger et manquer de maintien. À l’inverse, un chaussant étroit peut parfaitement convenir à un pied fin. Le bon volume dépend avant tout de votre morphologie de votre et non être choisi uniquement selon votre niveau. Mais il dépend surtout de votre ressenti personnel.
Le flex de la chaussure indique la résistance de la chaussure de ski à la flexion vers l’avant. Plus l'indice est élevée, plus la coque sera raide et réactive et donc la chaussure de ski est plus rigide. Il ne s’agit toutefois pas d’une note de qualité : une chaussure très rigide n’est pas nécessairement mieux adaptée à votre façon de skier. Les critères à prendre en compte pour déterminer le flex sont :
Voici des repères pour orienter votre choix chez l'adulte.
| Niveau | Flex indicatif femme | Flex indicatif homme |
|---|---|---|
| Débutant/occasionnel | 60 à 80 | 70 à 90 |
| Intermédiaire | 80 à 100 | 90 à 110 |
| Confirmé | 100 à 110 | 110 à 120 |
| Expert/Compétition | 1120 à 120+ | 120 à 130+ |
Ces valeurs sont des repères, elles ne sont ni des limites ni des correspondances universelles. À niveau égal, un skieur plus lourd ou plus puissant pourra généralement s’orienter vers un flex plus élevé. L’indice de flex n’étant pas strictement normalisé, la rigidité ressentie peut aussi varier d’une chaussure à l’autre.
Les chaussures de ski utilisent principalement deux types de semelles :
Une chaussure peut s’enclencher dans une fixation sans être compatible avec celle-ci. Vérifiez toujours la compatibilité entre les semelles de vos chaussures et vos fixations avant utilisation.
Le système de serrage permet d’ajuster le maintien de la chaussure autour du pied et du bas de la jambe. Selon les modèles, vous trouverez principalement des crochets, un système BOA ou un double BOA.
Les crochets se fixent sur des crémaillères et permettent de régler séparément plusieurs zones de la chaussure. Certains disposent aussi d’un réglage micrométrique pour affiner le serrage.
C’est un système classique, simple à utiliser et qui permet de modifier facilement la tension d’une zone à l’autre.
Le BOA utilise une molette reliée à un câble qui répartit progressivement le serrage autour de la zone concernée.
Sur de nombreuses chaussures, il remplace les crochets situés sur le bas de la coque, tandis que le collier conserve un système de fermeture différent.
Le câble n’est pas un troisième système de serrage indépendant : il fait partie du fonctionnement du BOA.
Le double BOA utilise deux molettes afin de régler séparément deux zones de la chaussure, généralement :
Il offre ainsi davantage de possibilités d’ajustement entre les différentes zones.
Le strap est la sangle située tout en haut de la chaussure. Il complète le maintien du collier autour du tibia, mais ne remplace pas le système de serrage principal.
crochets, BOA ou double BOA ne déterminent pas à eux seuls la qualité ou le niveau d’une chaussure. Le plus important reste d’obtenir un maintien homogène, sans point de compression, avec une pointure et un volume chaussant adaptés.
Une chaussure de ski est composée de plusieurs éléments qui participent au maintien, au confort et à la transmission des appuis. Voici les principales parties à connaître :

Comme pour toutes disciplines, le choix d’une chaussure de ski alpin doit se faire en l’essayant en condition : un micro-jogging le long du rayon pour des chaussures de course, quelques pas de chorégraphie pour des chaussures de dance, etc. Cela vaut également pour ses chaussures de ski.
Pour une chaussure de ski confortable, il faut que :
Les chaussures à entrée arrière s’ouvrent largement au niveau du collier afin de faciliter le chaussage et le déchaussage.
Elles peuvent être intéressantes pour les skieurs qui recherchent avant tout une entrée du pied plus facile. Les mêmes critères restent cependant à vérifier : pointure, volume chaussant, maintien du talon, flex et compatibilité avec les fixations.
Une chaussure de ski doit être ajustée, mais elle ne doit pas provoquer de douleur. Une gêne importante dès l’essayage mérite d’être vérifiée plutôt que compensée en choisissant automatiquement une pointure supérieure.
Le chausson joue un rôle essentiel dans le confort, le maintien et l’isolation de la chaussure de ski. Sa composition influence aussi son évolution dans le temps, notamment lorsque les mousses se tassent progressivement à l’usage.
On distingue principalement :
Certains chaussons combinent plusieurs types de mousses et différents niveaux de thermoformage. Les possibilités d’adaptation dépendent donc du modèle.
Le bootfitting est un ensemble de réglages conçus pour adapter une chaussure de ski à son propriétaire. Cela inclut la fabrication d’une semelle sur-mesure, la déformation de la coque et le modelage du chausson.
Avoir froid aux pieds est la hantise de tout skieur. Pour éviter les pieds gelés, il ne faut pas trop serrer les chaussures (au risque de couper la circulation sanguine), s'équiper de chaussettes spéciales ski et bien laisser sécher le chausson chaque soir. Sinon, reste l’option des chaussettes et semelles chauffantes : plus chères mais redoutablement efficaces.
Pour bien choisir vos chaussures de ski, retenez surtout ces trois points :